Salle du 28 Septembre : Inter-commissions sur le projet de Loi relatif à la Prévention du VIH

Soumis en décembre 2023, pour examen et adoption au Conseil National de la Transition (CNT), le projet de Loi relatif à la Prévention du VIH, à la prise en charge et à la protection des personnes vivant avec le VIH/SIDA en République de Guinée a été examiné ce lundi 8 janvier 2024, en inter-commissions par les Conseillers nationaux avec les cadres du Ministère de la santé et de l’hygiène publique. 

 

C’est la Secrétaire Générale du département de la Santé qui a conduit la délégation dudit Ministère. Selon Khaïté SALL :« les autorités sont confrontées à des défis considérables liés à la stigmatisation et à la discrimination des personnes vivant avec le VIH et ces obstacles persistent dans tous les pays du monde. L’adoption de ce projet de loi permettra de lutter contre la discrimination, la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH et de protéger leurs droits » a-t-elle argumenté.

 

 

Répondant aux différentes questions des Conseillers nationaux liées à la situation du VIH/SIDA en Guinée, le coordinateur national adjoint du comité national de lutte contre le VIH/SIDA, Dr Aliou DIALLO a dit qu’ils étaient au total en 2023 : « 126 806 malades vivant avec le VIH/SIDA en République de Guinée avec un taux de prévalence de 1,6% chez les femmes et 1,5% chez les hommes et parmi lesquels 88026 sous traitements d’ARV. La région la plus affectée est celle de Boké avec 2% contre 1,7% pour la zone de Conakry, 1% pour la région de Faranah, la région de Kankan 0,7%, la région de Kindia 1,8%, la région de Labé 1,6%, la région de Mamou 1% et la région de N’zérékoré 1,5% » a-t-il énuméré avant de préciser que la prise en charge est gratuite et totale sur toute l’étendue du territoire national.

 

 

Au sortir de cette rencontre, le Président de la commission Santé, Education, art et culture Pr Hassane BAH a dit que : « C’est un projet de Loi qui a des avantages pour notre pays parce qu’il permet de renforcer les dispositions déjà existantes en matière de droit pénal contre des personnes qui vont entretenir des relations sexuelles non protégées dans le seul but de transmettre le VIH. Aussi, il y’a une disposition qui vise à garantir la non stigmatisation des personnes atteintes de VIH d’avoir accès aux emplois sans discrimination » a-t-il indiqué.

 

Pour sa part, la secrétaire générale a salué et remercié les conseillers nationaux pour leurs contributions remarquables ayant permis d’améliorer ce projet de Loi. Elle a promis de prendre en compte les recommandations issues des différents travaux dans les commissions du CNT.
Pour rappel ce projet de loi a été examiné dans les différentes commissions du Conseil national de la transition (CNT).

 

Oumar M’ BOH