Audience : une délégation du Haut commissariat des nations unies aux Droits de l’Homme chez le Président du CNT

La question des Droits de l’Homme et des libertés publiques est l’une des préoccupations majeures du Conseil National de la Transition. L’organe législatif veut avoir une approche intégrée sur le sujet. C’est dans cette optique que le Président du Conseil National de la Transition a reçu en audience, dans la matinée de ce lundi 20 mai 2024, une délégation du haut commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme.

 

Cette rencontre intervient une semaine après un atelier d’échanges organisé par l’institution parlementaire sur les grands principes des Droits de l’Homme. La délégation onusienne était venue présenter le rapport synthèse des recommandations de cet atelier et faire un plaidoyer pour la prise en compte dans la nouvelle Constitution des principes fondamentaux des Droits de l’Homme.

 

M. Aimé Kakolo NTUMBA, représentant pays du Haut commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme a saisi cette opportunité pour saluer les efforts des Conseillers nationaux dans l’amélioration de la législation en matière de promotion et de protection des Droits de l’Homme en Guinée. Il a réaffirmé l’engagement de son institution aux côtés du CNT.

 

Le Président du CNT a rappelé l’impérieuse nécessité pour chaque partie d’œuvrer pour la promotion et la protection des Droits de l’Homme et des libertés publiques. Dr Dansa KOUROUMA a indiqué que pour une société harmonieuse, chaque pays ou continent devrait pouvoir définir ses principes des Droits de l’Homme en fonction de ses réalités socio- culturelles.

Commission des Lois : examen du projet de loi portant création, mission, organisation et fonctionnement de l’autorité de protection des données à caractère personnel ( APDP)

Les Conseillers nationaux membres de la Commission Constitution, Lois organiques, Administration publique et Organisation judiciaire, ont reçu ce lundi 13 mai 2024, les cadres du Ministère des Postes, télécommunications et de l’économie numérique autour du  « Projet de loi  portant création, mission, organisation et fonctionnement de l’autorité de protection des données à caractère personnel » ( APDP).

 

Cette rencontre a été présidée par  l’Honorable Mohamed Aly THIAM, Président de ladite commission.

 

L’APDP est une Autorité Administrative Indépendante (AAI), exerçant une mission de protection des libertés et droits fondamentaux qui est dotée d’une personnalité juridique,et bénéficie de l’autonomie de gestion administrative et financière.

 

Elle exerce ses missions et attributions avec intégrité, neutralité, impartialité, transparence et indépendance vis-à-vis du pouvoir politique et des acteurs relevant de son domaine de compétence.

 

Elle a pour mission, la protection des données à caractère personnel et des droits et libertés des personnes physiques et morales dans les domaines de l’informatique, des technologies de l’information et de la communication (TIC) , et du numérique en République de Guinée.

 

L’APDP définit et contrôle :

 

– le respect des règles encadrant le traitement des données à caractère personnel,
– la collecte, l’hébergement, l’enregistrement, l’organisation, et le traitement des données à caractère personnel,
– la conservation ou l’archivage, la rectification et la suppression desdites données,
– l’application des sanctions aux violations des règles législatives et réglementaires.

 

Après lecture, les échanges ont porté essentiellement sur le fond et la forme du texte.
Après cette étape, ce projet de Loi sera soumis en inter-comissions.

 

Théophile LOUA

CNT : Débat sur l’Accord de financement du Programme sanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre

Au cours d’une Inter-commissions tenue le 30 avril 2024, dans la salle du 28 septembre du Palais du peuple, les Conseillers nationaux ont tablé sur l’Accord de financement entre la République de Guinée et l’Association internationale de développement (IDA) relatif au Programme de sécurité sanitaire en Afrique de l’Ouest et du centre (PSS-AOC) dans le cadre de la phase 1 de l’approche programmatique multi-phases, signé le 8 novembre 2023.

 

La Commission santé, éducation, affaires sociales et culturelles du Conseil national de la Transition est saisie sur le fond.
L’Honorable Pr Hassane BAH, Président de ladite commission a présidé les travaux de l’inter-commissions marquée par la présence de plusieurs Conseillers nationaux, des cadres du ministère de la Santé et de l’hygiène publique ainsi que ceux du Ministère de l’Économie et des finances. Ce dernier département est porteur de l’Accord. Il était représenté par le Secrétaire Général, Abdoulaye TOURÉ à la tête d’une importante délégation de techniciens, spécialistes des questions de santé.

 

Le ministère bénéficiaire est le département de la Santé et de l’hygiène publique. Le Secrétaire général, Dr Karim SAMOURA du ministère de l’Environnement et du développement durable et certains cadres de son département ont également pris part aux travaux tout comme des représentants du département de la Pêche et de l’économie maritime.

 

Cet Accord de financement porte sur un projet couvrant trois pays de l’Afrique de l’Ouest, à savoir la Guinée, le Libéria et le Cap-Vert. L’enveloppe du projet pour la Guinée est de 106 millions de dollars, repartie entre l’IDA pour 90 millions de dollars et le GFF pour 16 millions de dollars. La durée du projet est de 5 ans pour la première phase, allant de 2024 à 2028. Le prêt est remboursable sur une période de 50 ans.

 

Pendant les débats, les Honorables Conseillers ont passé au peigne fin, les questions liées à la bonne exécution du projet. Des questions liées aux conditions de la dette, aux retombées du projet en passant par ses implications en termes d’amélioration de la santé des populations, la qualité des équipements, la disponibilité des médicaments et des vaccins, la couverture du pays, ou encore la formation du personnel et le suivi du projet ont été abordés, à la grande satisfaction des Honorables Conseillers du CNT.

Cet Accord de financement qui est attendu en séance plénière très prochainement pour son autorisation, permettra à la Guinée d’améliorer sensiblement son secteur sanitaire.

 

Abdoulaye BALDE

Plénière : adoption de la convention relative au développement de projet de gaz naturel liquéfié et d’unités de production d’énergie électrique

Les Honorables Conseillers nationaux ont adopté en plénière, jeudi 25 avril 2024, la convention d’établissement relative au développement du projet de gaz naturel liquéfié et d’unités de production d’énergie électrique d’une capacité globale de 1800 MW, signée entre la République de Guinée et WEST AFRICA GROUP LNG INC, HELIOS ENERGY INFRASTRUCTURE SCS.

 

Ce gigantesque projet dont la Guinée bénéficie pour la première fois, coûtera plus de 3 milliards de dollars au promoteur américain.

Visiblement heureux, le Président du CNT, Dr Dansa KOUROUMA, a attiré l’attention des Honorables Conseillers nationaux sur les opportunités d’établissement d’une centrale de production énergétique de grande capacité, écologiquement propre et économiquement rentable. Dr Dansa KOUROUMA est également revenu, de façon très large, sur les enjeux et les avantages de cette unité de production énergétique pour les populations guinéennes en termes d’emplois et de revenus pour l’État.

 

Invitée à présenter le rapport, l’honorable Saran TRAORE, rapporteure de la Commission des Affaires économiques et du développement durable, a indiqué que la réalisation de ce projet va permettre à la Guinée de combler son déficit énergétique. Et d’ajouter que « pour combler ce déficit, il est plus que nécessaire de diversifier les sources d’énergie qui se révèlent comme une alternative crédible. L’opportunité de la signature de cette convention d’établissement relative au développement du projet de gaz naturel liquéfié s’inscrit dans cette dynamique. »

 

Il faut dire que d’intenses débats ont ponctué les travaux de la plénière et se sont soldés par la formulation de quelques recommandations de la part des Conseillers nationaux. Ces recommandations portent sur les points suivants :

1. La non- déductibilité des coûts d’entretien, des surestaries non causées par l’État et les commissions versées aux centrales d’achat ;

2. L’éligibilité de l’entreprise au paiement de la RTI, au taux de 2 % ;

3. La limitation des avantages fiscaux de la période d’installation à 3 ans au maximum, à partir de la première importation ;

4. La revue à la baisse de la période dérogatoire fiscal de l’IS, de 20 à 15 ans ;
5. La réduction du taux d’imposition de l’IS ainsi qu’il suit :

100 % de 1 à 5 ans ; 70 % de 6 à 11 ans ; 45 % de 12 à 15 ans ; 0 % de 16 ans à plus.

 

Ces avancées ont été obtenues grâce à la ferme volonté du Président du Conseil National de la Transition de contribuer à maximiser les recettes de l’État, pour permettre de faire face aux Objectifs du Développement Durable, ODD » , précise le Rapport.

 

L’adoption de cette convention permettra à West Africa LNG Group (WALNG) de construire un réseau d’approvisionnement et de distribution du gaz naturel liquéfié en République de Guinée. Le projet qui sera installé à Moribayah dans la préfecture de Boffa en Basse Côte, comprend plusieurs terminaux de réception, des centrales de production de gaz et un réseau de distribution complet.

 

Ayant pris part aux débats, le Ministre de l’énergie, des hydrocarbures et de l’hydraulique, Aboubacar CAMARA, a apporté des réponses de nature à éclairer la lanterne des Honorables Conseillers nationaux. Il a sollicité d’eux, un accompagnement pour l’exécution effective de ce projet.

 

Aboubacar CAMARA d’expliquer qu’en « termes d’avantages économiques, la réalisation de ce projet pour un investissement de trois (3) milliards de dollars américains, contribuera positivement à l’amélioration des conditions de vie des Guinéens à travers la transformation des produits du secteur minier, agricole, industriel et résidentiel en fournissant du gaz naturel à un coût abordable et respectueux de l’environnement.

Mieux, il permettra de créer 2000 emplois directs au moins 8000 emplois indirects et permettra de réduire considérablement le taux de chômage en Guinée. Cette centrale, la 1ère du genre dans notre pays, fonctionnera à partir du gaz liquéfié importé ».

 

Convaincus des nombreux bienfaits quant à la réalisation de ce projet d’adoption relative au développement de ce projet, les Honorables Conseillers nationaux ont majoritairement voté la loi d’autorisation de ratification de ladite convention.

 

Souleymane Diallo et Abdoulaye BALDE

Plénière : les Conseillers nationaux adoptent deux textes majeurs

La loi portant attribution, organisation et fonctionnement de l’autorité de régularisation et de contrôle du contenu local a été adoptée par les Conseillers nationaux, ce mercredi 24 avril 2024 en séance plénière, sous la présidence de Dr Dansa KOUROUMA Président du Conseil National de la Transition.

 

Pour rappel, c’est le 22 septembre 2022 que le Conseil National de la Transition a adopté la loi portant contenu local. Une loi qui prévoit en son article 6, la création d’une autorité de régularisation et de contrôle du contenu local (ARCCL), rattachée à la Présidence de la République, chargée de la régulation et du suivi du contenu local dans les projets développés en République de Guinée.

 

Appelé à présenter le rapport de sa commission, Dr Jean Paul KOTEMBEDOUNO dira que l’alinéa 2 de l’article 7 de la même loi dispose que : «les règles de composition, d’organisation et de fonctionnement, de l’ARCCL sont fixées par voix de décret ».

Dans le même rapport, il est indiqué que l’article 1er de la loi L/2023/008/CNT du 13 mars 2023 portant statut général des autorités administratives indépendantes (AAI) dispose que : « la présente loi fixe les règles de création d’organisation et de fonctionnement des autorités administratives indépendantes ». Toutes ces précisions ont amené les honorables Conseillers a formulé des recommandations et des suggestions en vue de rendre l’autorité de régulation du contenu local plus opérationnelle.

 

Prenant la parole, la ministre du commerce, de l’industrie et des PME, Dre Diaka Sidibé, a promis de prendre en compte les observations du CNT et d’œuvrer au bon fonctionnement de cet organe régulateur et de contrôle.
Au cours de la même plénière, les honorables Conseillers nationaux ont doté la Banque centrale de la République de Guinée d’un nouveau statut, en apportant certaines modifications au précèdent statut. Ces modifications portent sur l’amendement de l’article 36 des statuts de la BCRG. Ce qui va permettre à l’État guinéen d’améliorer ses finances publiques et de rester dans les normes définies par la CEDEAO.

 

Présentant le rapport, le Vice-président de la Commission du Plan des affaires financières et du contrôle budgétaire , Mohamed Kaba, a indiqué que la proposition d’amendement de l’article 36 des Statuts de la BCRG soumise au CNT est formulée ainsi qu’il suit : « Le montant total des concours que la Banque Centrale peut accorder à l’Etat et, le cas échéant, aux organismes et entités publics, ne peut excéder 5% de la moyenne annuelle des recettes publiques ordinaires des trois derniers exercices financiers précédant l’année en cours et pour lesquels les comptes sont disponibles. Lesdits concours sont remboursables dans un délai qui ne peut dépasser 92 jours calendaires et sont assortis du taux d’intérêt du marché en vigueur en République de Guinée. Cependant, une dérogation peut être accordée par la Banque Centrale dans les circonstances extraordinaires telles que des crises économiques, des catastrophes naturelles, sur autorisation du Conseil d’administration. Dans ce cas, le Conseil d’administration fixe et approuve les modalités de financement (le seuil, la durée et le taux d’intérêt applicable). La Banque Centrale peut acquérir des titres d’Etat à condition que ces acquisitions aient lieu sur le marché secondaire ».

 

Ainsi, l’article 36 des statuts de la BCRG pourrait être reformulé comme suit : « Le montant total des concours que la Banque Centrale peut accorder à l’Etat et, le cas échéant, aux organismes et entités publics, ne peut excéder 5% de la moyenne annuelle des recettes publiques ordinaires des trois derniers exercices financiers précédant l’année en cours et pour lesquels les comptes sont disponibles. Lesdits concours sont remboursables dans un délai qui ne peut dépasser 92 jours calendaires et sont assortis du taux d’intérêt du marché en vigueur en République de Guinée. Toutefois, aux termes de la présente Loi, une dérogation peut être accordée par la Banque Centrale à l’État, dans les circonstances extraordinaires telles que des crises économiques majeures ou des catastrophes naturelles, sur autorisation du Conseil d’Administration, sans excéder le taux de convergence de la CEDEAO et remboursable dans un délai ne dépassant pas 180 jours calendaires. Lesdits concours sont assortis d’un taux d’intérêt qui ne peut excéder le taux directeur de la BCRG. La Banque Centrale peut acquérir des titres d’Etat à condition que ces acquisitions aient lieu sur le marché secondaire ».

En réponse aux inquiétudes des honorables Conseillers nationaux, le ministre de l’Economie et des finances Mourana Soumah, a rassuré le CNT que l’utilisation de la planche à billet n’est pas à l’ordre du jour.

 

Il faut ajouter que les travaux de cette plénière se sont poursuivis à huis clos pour débattre de certaines questions stratégiques.

 

C’était la première fois pour les présidents des délégations spéciales de se familiariser avec les travaux en séance plénière.

 

Yema Leno

CNT : les Présidents de CNJ du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée, reçus par les Conseillers nationaux

Le Président de la Commission affaires étrangères et Guinéens établis à l’étranger, entourés de certains Conseillers nationaux et membres du cabinet du Président du CNT, a reçu en audience ce lundi 22 avril 2024, les Présidents des Conseils nationaux de la jeunesse du Sénégal, M. Kadim DIOP, de la Côte d’Ivoire, M. Ibrahim  DIABATÉ et de la Guinée, M. Abdoulaye DIANE.

 

Les échanges ont essentiellement porté sur les missions et la place du Conseil National de la Transition dans le processus transitoire en Guinée, les activités déjà menées et les perspectives de l’institution. Plus loin, les responsables de ces structures faitières des jeunes de leurs pays respectifs, ont également parlé du rôle de leurs entités dans le cadre de la promotion des jeunes.

 

Dans la même dynamique, le Président du Conseil national des jeunes de Guinée, a sollicité un accompagne actif du CNT dans le cadre de la mise en œuvre des activités de sa structure.

 

Le Président de la commission a pris  l’engagement de soutenir la cause du CNJ Guinée auprès du Président du CNT Honorable Dr Dansa KOUROUMA et du Ministère de la Jeunesse.

Occupations anarchiques des domaines maritimes : la Ministre de l’Environnement plaide pour une législation plus forte

La Ministre de l’Environnement accompagnée des cadres de son département été reçue ce mardi, 16 avril 2024 par les Conseillers nationaux, membres de la commission des Affaires économiques et du Développement Durable. Il était question pour Mme Djamy DIALLO, de venir échanger avec les représentants du peuple sur des sujets concernant les domaines maritimes.

 

Après inspection des côtes littorales par des cadres du Ministère de l’Enseignement, il a été constaté des occupations anarchiques des domaines Maritimes dans le grand Conakry. A cela s’ajoute la pollution des eaux dûe aux usines construites anarchiquement. Conséquences, des effets graves sur les animaux aquatiques, à en croire les spécialistes de la question.

 

Pour préserver et maintenir un bon climat environnemental, le Ministère de l’Environnement souhaite que les Conseillers nationaux adoptent une loi qui protège les domaines Maritimes.
Au terme des discussions, Madame la ministre a exhorté les conseillers nationaux à mener une mission conjointe avec certains départements ministériels notamment le ministère de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et de l’habitat et celui des Transports pour constater de visu les réalités du terrain. L’idée de protéger ces zones vitales pour les espèces aquatiques et de l’environnement.

 

Yema Leno

Examen de l’article 36 des Statuts de la BCRG : Des cadres du pool économique reçus par les Conseillers nationaux

Les cadres des Ministères de l’Economie et des Finances, du Budget et de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), ont été reçus ce mardi 16 avril 2024, par les Conseillers nationaux. La rencontre a eu lieu dans la salle du 28 Septembre du Palais du Peuple. Objectifs, échanger sur l’article 36 des Statuts de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) soumis par cette institution bancaire. Un article qui définit dans quel cadre la BCRG pouvait accorder des avances à l’Etat.

 

Le premier Vice gouverneur de la BCRG a expliqué les motivations des cadres actuels à soumettre au Conseil National de la Transition, cette proposition.

 

« Notre mission principale est la stabilité des prix, et en aucun cas nous devons faillir à cette mission. Donc, c’est pour cette raison que nous avons soumis au CNT, cette disposition de la loi qui a été votée par l’Assemblée nous permettant d’encadrer nos interventions vis-à-vis de l’Etat et une fois que cet encadrement est défini par le Législateur, nous devons la respecter.

Mais au cours de nos échanges, le Président du CNT, Dr Dansa KOUROUMA, nous a dit que c’est une voie que nous avons ouverte, mais qu’il y’a d’autres possibilités, d’autres potentialités que l’Etat à travers le ministère de l’Economie et des Finances devrait pouvoir explorer en augmentant les sources de recettes pour éviter toute violation de notre mission principale qui est la stabilité des prix » a-t-il expliqué.

 

C’est la Commission Plan, Affaires Financières et contrôle budgétaire qui a été saisie au fonds par la BCRG, pour l’examen de cet amendement. Après avoir examiné cette demande des cadres de la Banque Centrale, les Conseillers nationaux n’ont pas voulu donner un avis favorable. Mais plutôt faire des propositions, pour rester dans l’esprit des textes règlementaires. Le Président de cette commission, Monsieur Hamidou Camara qui a présidé la rencontre justifie les motivations du CNT : « les débats étaient houleux, car l’article 72 de Loi de Finance ne prévoit pas de concours. Donc, la BCRG ne peut pas accorder de concours ni direct ni indirect ; mais l’article 36 du Règlement Général de la Gestion budgétaire et Comptable permet quand même à la Banque centrale en fonction des conditions fixées par ses statuts d’accorder des avances à l’Etat. La mesure actuelle est de 5% pour un délai de 90 jours. L’Etat demandait qu’en cas de crises naturelles, que le CA de la BCRG soit habilité à fixer la valeur nominale. C’est-à-dire le seuil, le taux d’intérêt ainsi que la modalité de remboursement. Le CNT a trouvé que cette décision était trop osée de conférer cette prérogative au CA. Nous nous sommes dit qu’en cas de crises naturelles ou de crises économiques majeures, le conseil d’administration CA peut bien statuer sur cette question, mais nous exigeons à ce que le CA ne dépasse pas 10% qui est le critère de convergence de la CEDEAO et de 90 jours nous avons fixé le seuil à 180 jours et quant au taux d’intérêt soit le taux du marché, il a été fixé à un taux inférieur au taux directeur de la Banque centrale. Donc, c’est cette proposition que la commission de fonds a eu à faire aux autres commissions permanentes et aux cadres des ministères de l’Economie et des Finances, du Budget et ceux de la BCRG, qui ont adhéré à cette proposition » a-t-il expliqué.

 

Il faut rappeler que cette rencontre a connu la présence du Président du conseil national de la transition, Dr Dansa KOUROUMA qui, dans son intervention a affirmé que les cadres du pool économique ont transféré une responsabilité technique au CNT, qui, a son tour a une responsabilité politique sur cette question. Il a par ailleurs demandé aux cadres du pool économique d’avoir de grandes visions, d’oser faire des propositions ambitieuses de plusieurs années.

 

Oumar M’Böh

Plénière: autorisation de ratification de deux importants accords de financement de 100 millions de dollars US

Le Conseil National de la Transition, sous la direction de son Président, Dr Dansa KOUROUMA, a tenu une plénière ce mardi 26 mars 2024, dans la salle de l’hémicycle du Palais du peuple. Cette plénière a porté sur l’autorisation de ratification de deux textes de financement. L’un portant sur le développement du numériqueen en Guinée pour une enveloppe de 60 millions de dollars, et le second portant sur un montant de 40 millions de dollars destiné au financement d’un projet d’approvisionnementen eau potable et d’assainissement en milieu rural, notamment dans les régions de la moyenne et haute Guinée.

 

Selon le Vice-président de la Commission du Plan, des affaires financières et du contrôle budgétaire, l’Honorable Mohamed KABA,  c’est conformément à la décision de la Conférence des Présidents du 20 février 2024, que la Commission du Plan, des Affaires Financières et du Contrôle Budgétaire a été saisie au fond et celle des Affaires Economiques et du Développement Durable  pour avis à l’effet d’examiner les Accords cadre, mandat et de prêt, signés le 09 novembre 2023 entre la Banque Islamique de Développement (BID) et la République de Guinée, pour le financement du projet d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement en milieu rural dans les régions de la Moyenne et Haute Guinée, pour un montant de 40 millions de dollars US.

Ce financement de 40 millions de dollars US est constitué d’un prêt de 5 millions de dollars US et d’une vente à tempérament de 35 millions de dollars US, permettra de réaliser 500 forages, 90 systèmes d’approvisionnement en eau potable, la réhabilitation de 750 points d’eau existants et la construction de 1 400 latrines familiales publiques.

 

L’objectif spécifique du projet est d’améliorer l’accès à l’eau potable et aux systèmes d’assainissement d’une population d’environ 9 15 000 personnes dont 50% de femmes. A ces avantages, s’ajouteront des nouveaux emplois créés..Ce programme national d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement en Moyenne et Haute Guinée, ambitionne de de contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie des populations des régions de Faranah, Kankan, Mamou et Labé par l’approvisionnementen eau potable, la construction des latrines et le renforcement des capacités du service national d’aménagement des points d’eau (SNAP).

 

La construction de 90 systèmes d’Alimentation en Eau Potable (AEP)  particulièrement attendue comprendra : un forage dont le débit exploitable est supérieur ou égal à 5 mètres cubes par heure, une station de pompage (solaire ou hybride) dont le débit correspond à celui du forage, un château d’eau d’une capacité minimale de 50 mètres cubes, un réseau de canalisations de 3 à 5 km desservant une population totale d’au moins 1 000 à 2 000 habitants. Des bornes-fontaines avec au moins 2 robinets, doivent être placées stratégiquement dans toute la zone, à raison d’une borne-fontaine pour 600 habitants.  Les 500 forages positifs seront équipés de pompe manuelle de marque Kardia ou Vergnet. Au plan technique, poursuit le Rapporteur du jour, les forages auront une profondeur d’environ 80 mètres et seront considérés comme positifs si le débit d’eau est supérieur à 700 litres par heure et si la teneur en fer ne dépasse pas 0,3 mg/l.

 

Étaient présents à cette plénière, le Conseiller du Président de la République en charge des relations avec les Institutions républicaines, Dr Antoine Akoï SOVOGUI, les ministres du pools économique et financier, Ismaël Nabé du Plan et de la Coopération, de l’économie et des finances, Mourana Soumah et du Budget, Facinet SYLLA, la ministre des postes, télécommunications et de l’économie numérique, Rose Pola PRICÉMOU, son homologue de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Alpha Bacar BARRY, etc.

Mamadou Saïdou DIALLO et Abdoulaye BALDE

Inter-commissions : la convention sur le gaz liquéfié au centre des débats

La salle du 28 septembre du Palais du peuple a abrité ce vendredi 22 mars 2024, les travaux d’inter-commissions autour de la convention sur le gaz liquéfié. La rencontre présidée par Dr Dansa KOUROUMA, Président du Conseil National de la Transition, a regroupé les Honorables Conseillers nationaux et cadres du département de l’énergie et de l’hydraulique.

Cette convention vise à l’exploitation du gaz liquéfié en République de Guinée. Ce gaz sera une source d’énergie qui devrait allimenter les raffineries des unités industrielles. Cet important projet est estimé à près de 3 milliards de dollars US.

 

Dans son intervention de circonstance, le Président du CNT a salué les efforts conjugués des Conseillers nationaux dans les travaux d’examen de ladite convention. Pour Dr Dansa KOUROUMA, la mise en œuvre de cette convention permettra sans nul doute, de booster l’économie nationale.

 

Il a aussi demandé que désormais les pools financiers de l’Etat, notamment le Ministère des finances, celui du Budget et l’Agence nationale de lutte contre la corruption soient invités aux travaux dans les inter-commissions.

 

Mohamed Lamine MANSARÉ